mercredi 10 février 2010

Pour un instant de rêve...

Pour un instant de rêve
Un soupçon de liberté absolue,
Nous sommes prêts à nous extraire
De cette réalité confortable et arbitraire.

Du fond de notre mirroir intérieur
Notre reflet nous apparait distordu,
C'est quand on oublie les règles,
Que l'on fend la trève,
Qu'on peut devenir exemplaire.

Rejettons ce frein à nos désirs
Qui ronge nos espoirs,
Fragilise notre avenir,
Nous renvoit une image dissolue.

Si nous respirons,
Que nous grandissons,
Pas pour ceux qui nous observent,
Ni pour ceux qui attendent que nous expirons,

Où que nous expions toutes nos fautes,
Que l'oeil braqué sur nous
Ne nous berce d'illusions,
Contrevenons donc par l'éloquence.
C'est par cette seule dimension
Que nous retrouverons
Notre âme, notre coeur et notre raison.

Jim

dimanche 7 février 2010

Merci Jim

Quand je regarde l'univers
Quand je contemple les étoiles
Je te vois, jim...
Tu incarnas la vérité de l'homme
Qui, enfreignant les règles des hommes,
Communiqua avec l'absolu.
Je te suis reconnaissant d'avoir existé
Ton émergence était inévitable,
Ton oeuvre te fais vivre, à tout jamais
dans le coeur des hommes qui savent
Ce que tu as voulu inculquer à l'humanité.
Un don d'amour... un torrent de folie...
Un zeste de spiritualité desespérée,
Face à l'absurdité d'un monde
Qui n'était pas à ta mesure.
Mais toi, tu voulais exister,
Tu voulais vivre, croquer la vie à pleines dents.
Et tu l'as fait... tu n'as pas vécu longtemps
Mais tu as accompli en peu de temps
Par ton aura extraordinaire, ta perception debridée du monde
Ce que tant d'autres ont échoué à faire en une vie
Faire passer un message d'amour, de paix, de liberté
A chacun d'entre nous
Merci Jim

samedi 30 janvier 2010

Pensées - Poèmes

Définition de l'humour : "L'humour peut se définir comme une surprise de l'esprit quant à la découverte d'une vision outrageuse et improbable en décallage avec sa propre représentation d'une chose, d'une personne ou d'un événement, mais de manière à ce que les aspects exacerbés montrent une supercherie du jugement et de sa crédibilité."


"Reste un bourgeon, je ne saurais remercier le moment où tu te changeras en fleur,
Demeure absente, ma découverte en sera d'autant plus excitante."

Sur l'attachement sentimental : "L'attachement sentimental exacerbé n'est qu'un artefact psychobiologique, en ce qu'on idéalise la réalité et l'échange avec l'autre, tout comme admirer le soleil trop longtemps peut nous éblouir et nous réchauffer, mais nous empèche de bien percevoir dès que l'ombre réapparait."

... Tout comme une trainée de poudre celeste juchée dans nos yeux, nous obstruant la vue de ce spectacle déconcertant, qu'est l'univers sombre et glacial.

"Le matérialiste, c'est celui qui croit toujours voir une pipe lorsqu'il est écrit sur l'oeuvre: ceci est une pipe."

"Le destin de l'humanité se limite-t'il à sa mort prématurée?
Pourquoi sommes-nous si destructeurs? A bien des égards, nous entrons en contradictions avec le perfection inéquable de l'univers.

Nous sommes des expérimentations
De corps étrangers en lévitation
Plannifiant de diaboliques augures
Nous ayant plongés dans l'amertume
Nous ayant dotés d'une conscience
Mais dépourvu d'une méta connaissance

L'inspiration émane de l'inhalation
Des vapeurs du monde qui nous embaument
Ainsi, parfois ses odeurs nous parviennent
Immondes, pestilentielles, nauséabondes,
Fruitées, douces, pénétrantes et gracieuses,
La production nait de l'inhalation
Tout comme il n'y a pas de fumée sans feu
Il n'y a d'oeuvres conduites
Que dans la passion du monde et de l'univers

L'autre est un mirroir pour soi

Tout comme nous nous regardons dans le mirroir et nous en sommes affectés de par le reflet que nous y percevons, l'autre agit sur l'homme exactement comme ce mirroir qui nous renvoit notre propre image. On a du mal à s'imaginer à quel point autrui peut avoir un impact éminent sur la perception que nous avons de nous mêmes. Nous sommes bien des êtres éminemment sociaux, et même s'il peut y avoir quelques exceptions à la règle, face à l'isolement nous voila désemparés.

L'homme n'est pas seulement un loup pour l'homme...
Il est aussi une des clés essentielles à sa propre survie.

Evolution de la matière et temporalité

Si l'on croit en un déroulement de l'histoire, comprenant un début et une fin, ce qui constitue traditionnellement le référentiel de toute vie humaine, on peut donc croire que le temps qu'il a été donné aux choses afin de s'épanouir et d'arriver à ce qu'elle sont aujourd'hui, conditionne ce par quoi elles n'auraient pas pu en être autrement.

En cela, on pourrait croire que le potentiel originel compris dans les prémices de la création et l'univers n'était autre qu'un bourgeon prêt à éclore, et qui avec le temps et certaines conditions favorables est enfin devenu une fleur. Mais cette fleur fanera t'elle un jour? Où ne s'agit-il là que d'un grand recyclage à l'echelle universelle?

Ainsi, si l'on confère crédit à un certain déterminisme dans l'organisation et la complexification croissante de la matière depuis les atomes jusqu'aux particules élémentaires, alors on choisit de ne plus croire au hasard, et de prétendre que l'existence humaine telle que nous la vivons, n'était alors pas "un fait du hasard", mais plutôt "un des faits succédents en cascade d'un ensemble de phénomènes plausibles".

La question du hasard est étrangement liée à celle du temps. En effet, si un ensemble d'événements succédants dans un ordre chronologique, suite à des réactions de toutes natures (physiques, chimiques, éléctriques etc.), qui se déploient dans le temps, ainsi la dimension de temporalité anihile celle de hasard.

Les mystères de l'existence

Les mystères de l'existence ne prennent racine que dans le coeur des hommes,car trompés pas leurs sens, ils se querèllent à détenir la vérité sur la substance de ce qui les poussent à agir.

Qu'est-ce que le réel si ce n'est qu'un agrégat de perceptions qui nous est propre, puisque déterminées par notre enveloppe charnelle en intéraction avec son environnement. Peut-on dissocier la substance pensante, de la substance vivante? Peut-on accorder tant de crédit à la réalité, dès lors qu'on sait que dénuée de perception, elle n'est rien sinon une vérité spécifique et propre à l'individu?

Que reste-t'il du réel si l'on enlève la perception? Notre existence a-t'elle un sens? Si oui, lequel?
L'humanité n'est-elle pas en train de tendre vers un but dont elle ignore même la nature? Et ce qui la pousse à agir et à penser, et ce par quoi elle décide de son destin, ne comprend-il pas une finalité qui dépasse la compréhension qu'a le genre humain à propos de lui-même?



Notre destin est-il écrit dans nos gènes? Peut-on croire au hasard? Et si la nature se servait du hasard pour en arriver à ses fins...

mercredi 27 janvier 2010

Se connaître

S'il est une des choses les plus importantes dans la vie, c'est de se connaître soi-même. Cela parait un peu desuet à première vue, mais constitue néanmoins un point crucial de l'émergence et le développement de l'indépendance de l'esprit et du corps.

Pour se connaître, il faut écouter le coeur et non la raison.
Le jour où l'homme s'assouvit, c'est celui où il prend conscience de lui-même dans un tout "universel". Sans cela, cantonné aux règles et aux normes typiquement civilisantes, il s'obscurcit l'esprit et se distancie de la nature, base de la sagesse.

Se connaître permet de se situer vis à vis des autres. Il permet alors d'émettre un jugement serein et relatif sur les autres. Lorsqu'on sait qui l'on est, on sait également avec qui on veut être et avec qui on ne veut pas.

Bref, en fermant les écoutilles de son coeur, l'homme ferme aussi celles de la raison, car vivre sans amour n'est pas éxecutable. L'amour au sens littéral et stricte du terme. L'amour qu'on peut ressentir envers soi, envers la nature, l'environnement, l'univers, les autres, l'air qu'on respire... tout cela constitue la bouffée d'oxygène nécessaire à tout être humain.

Pourtant, la raison gouverne nos vies. Elle a définitivement pris le dessus sur tout le reste, si l'on parle de la machine de guerre administrative, qui nous accable au quotidien. La liberté de penser, c'est aussi et avant tout la liberté d'aimer ... aimer sa patrie, aimer certains êtres, certaines choses, qui nous poussent à agir. Mais agir pour un bien immatériel n'est pas une chose cohérente et logique pour un homo sapiens, car il perd ses repères en terme de valeur physique et morale.

Se connaître passe bien évidemment aussi par le courage de s'affronter, d'extérioriser nos démons pour leur montrer que nous sommes les maîtres de leur émergence. En effet, pourquoi serait-elle toujours la petite voix du démon qui devrait jaillir de façon incontrolable au fond de nous-mêmes, dans la vie quotidienne, lors d'une conversation etc. Il faut exercer un contrôle sur ses pulsions négatives en les exprimant volontairement de façon non destructrice. Il faut être aussi capable d'expérimenter des choses dangereuses pour le corps et la morale. C'est impératif. Car reconnaître sa liberté, c'est aller à la quête de nous-mêmes, et comment se connaître sans prendre les risques inhérents à toute exaltation humaine ?